Alcool au volant : taux, sanctions, points et permis en 2026
Conduire avec 0,5 g/l d'alcool dans le sang (0,25 mg/l d'air expiré) constitue une contravention : amende forfaitaire de 135 € en général, 6 points retirés et suspension du permis possible jusqu'à 3 ans. À partir de 0,8 g/l (0,40 mg/l d'air expiré), c'est un délit : jusqu'à 3 ans d'emprisonnement, 9 000 € d'amende, 6 points retirés, suspension jusqu'à 5 ans ou annulation du permis. Pour les conducteurs en permis probatoire, en conduite accompagnée ou soumis à l'obligation d'éthylotest antidémarrage, le seuil de la contravention descend à 0,2 g/l (0,10 mg/l).
Ces règles figurent sur la fiche de Service-Public.fr « Conduite sous l'emprise de l'alcool » (page vérifiée le 27/08/2026) et sur la fiche consacrée à la rétention du permis (mise à jour le 24/08/2026). Cette page les reprend dans l'ordre où vous les rencontrez dans la réalité : le contrôle, la rétention du permis, la décision du préfet, puis la décision du juge. Elle précise aussi ce qui change selon votre type de permis et ce que vous pouvez faire, ou ne pas faire, selon que l'infraction est une contravention ou un délit.
Les seuils d'alcoolémie en un tableau
| Situation du conducteur | Taux dans le sang | Air expiré | Qualification |
|---|---|---|---|
| Conducteur ordinaire | de 0,5 g/l à moins de 0,8 g/l | de 0,25 à moins de 0,40 mg/l | Contravention |
| Permis probatoire, conduite accompagnée, obligation d'éthylotest antidémarrage | de 0,2 g/l à moins de 0,8 g/l | de 0,10 à moins de 0,40 mg/l | Contravention |
| Toutes situations | 0,8 g/l ou plus | 0,40 mg/l ou plus | Délit |
| Toutes situations | Ivresse manifeste, quel que soit le taux mesuré | Délit | |
| Toutes situations | Refus de se soumettre au dépistage ou à la vérification | Délit |
Source : Service-Public.fr, fiche F2881, vérifiée le 27/08/2026. La fiche contient une coquille sur le seuil de la contravention des conducteurs ordinaires dans l'une de ses rubriques (elle mentionne 0,2 g/l). Le seuil de 0,5 g/l retenu ici est celui du tableau de la fiche pour les autres conducteurs.
Contravention ou délit : pourquoi la distinction change tout
Entre 0,5 et 0,8 g/l (ou entre 0,2 et 0,8 g/l pour les conducteurs concernés), l'infraction est une contravention. Elle donne lieu à un avis de contravention, parfois avec une amende forfaitaire, et elle suit la procédure des amendes : paiement, désignation ou contestation dans les délais indiqués sur l'avis.
À partir de 0,8 g/l, l'infraction est un délit. Il n'y a pas d'amende forfaitaire : vous êtes convoqué devant la justice pénale ou vous recevez une proposition d'ordonnance pénale, et c'est un juge qui décide de la peine. Ce n'est pas la même procédure, ni les mêmes délais, ni les mêmes interlocuteurs. Pour un délit, l'accompagnement d'un avocat est la voie à privilégier, et la page que vous lisez reste informative : elle ne remplace pas ce conseil.
Contravention : ce que prévoit la loi
Pour un taux compris entre 0,5 et 0,8 g/l (conducteurs ordinaires) ou entre 0,2 et 0,8 g/l (permis probatoire, conduite accompagnée, obligation d'éthylotest antidémarrage), Service-Public.fr indique :
- une amende pouvant aller jusqu'à 750 €, avec une amende forfaitaire de 135 € en général ;
- un retrait de 6 points sur le permis ;
- une suspension du permis pouvant aller jusqu'à 3 ans, aménageable hors activité professionnelle ;
- une interdiction pouvant aller jusqu'à 3 ans de conduire un véhicule non équipé d'un éthylotest antidémarrage (EAD) ;
- une immobilisation et une mise en fourrière possibles du véhicule.
Pour comprendre comment les points sont comptés, suivis et récupérés, consultez notre page sur le permis à points.
Délit : ce que prévoit la loi à partir de 0,8 g/l
Service-Public.fr décrit, pour une alcoolémie de 0,8 g/l ou plus, les peines suivantes :
- jusqu'à 3 ans d'emprisonnement et 9 000 € d'amende ;
- 6 points retirés ;
- suspension du permis jusqu'à 5 ans, sans aménagement possible hors activité professionnelle ;
- ou annulation du permis, avec interdiction de le repasser pendant une durée pouvant aller jusqu'à 5 ans ;
- travail d'intérêt général et jours-amende ;
- interdiction de conduire certains véhicules pendant 5 ans au plus ;
- stage de sensibilisation à la sécurité routière, à vos frais ;
- interdiction de conduire un véhicule sans EAD pendant 5 ans au plus ;
- confiscation du véhicule.
Ce sont des maximums légaux. La peine réellement prononcée dépend de la décision du juge, de vos antécédents et des circonstances. Ne retenez pas ces chiffres comme une prévision de ce qui arrivera dans un dossier précis.
Une précision utile sur les anciennes données : on trouve encore en ligne une amende de 4 500 € et une peine de 2 ans pour ce délit. Ces chiffres sont dépassés. Selon la fiche vérifiée le 27/08/2026, le maximum est de 9 000 € et de 3 ans.
Ce qui se passe le jour du contrôle
Le dépistage
Les forces de l'ordre peuvent vous soumettre à un dépistage, par éthylotest, lors d'un contrôle systématique, d'une infraction ou d'un accident. Si le dépistage est positif, une vérification par éthylomètre ou par prise de sang est effectuée pour mesurer le taux exact.
La rétention immédiate du permis
Selon la fiche Service-Public.fr sur la rétention du permis (mise à jour le 24/08/2026), les forces de l'ordre peuvent retenir votre permis à titre conservatoire en cas de conduite sous l'emprise de l'alcool (présomption par éthylomètre) ou d'ivresse manifeste, ou en cas de refus de vous soumettre aux vérifications. La rétention dure 72 heures maximum, ou 120 heures maximum si des vérifications en laboratoire sont nécessaires. Le délai court à partir de la notification et se compte en jours calendaires.
La suspension administrative décidée par le préfet
Le préfet doit prononcer une suspension administrative du permis pour les délits liés à l'alcool ou aux stupéfiants. Cette suspension peut être décidée avant tout jugement. La fiche de Service-Public.fr consultée n'indique pas de durée précise pour cette mesure : vérifiez-la sur la décision que vous avez reçue et, si besoin, auprès de la préfecture. Elle cesse d'avoir effet si une décision judiciaire restreint votre droit de conduire. Notre page sur la suspension du permis de conduire détaille le calendrier et les démarches.
L'immobilisation du véhicule
Dans les cas les plus graves, le véhicule peut être immobilisé, voire mis en fourrière. En cas de récidive, l'immobilisation peut aller jusqu'à 1 an, d'après la fiche F2881.
Cas particuliers qui aggravent les peines
La récidive
En cas de nouveau délit d'alcoolémie à 0,8 g/l ou plus, de refus de contrôle ou d'ivresse manifeste, Service-Public.fr indique l'annulation du permis, la confiscation obligatoire du véhicule (sauf décision motivée du juge de ne pas la prononcer), l'immobilisation du véhicule jusqu'à 1 an et, si un nouveau permis est obtenu dans les 3 ans suivant l'annulation, l'interdiction de conduire pendant 3 ans au plus un véhicule dépourvu d'EAD.
Le refus de se soumettre au dépistage ou à la vérification
Refuser le contrôle n'évite pas la sanction. C'est un délit distinct : jusqu'à 3 ans de prison et 9 000 € d'amende, 6 points retirés, suspension jusqu'à 3 ans (sans aménagement hors activité professionnelle) ou annulation avec interdiction de repasser le permis jusqu'à 3 ans, ainsi que les peines complémentaires déjà citées.
L'ivresse manifeste
L'ivresse manifeste est un délit même sans mesure précise du taux : jusqu'à 3 ans de prison et 9 000 € d'amende. Si l'usage manifeste de stupéfiants s'y ajoute, le maximum monte à 5 ans et 15 000 €. Sur ce dernier point, voyez notre page le test salivaire THC au volant.
L'accident avec blessés ou mort
Si l'alcool est associé à un accident, la loi prévoit des peines nettement plus lourdes : jusqu'à 7 ans et 100 000 € pour un homicide routier, jusqu'à 5 ans et 75 000 € pour des blessures avec une incapacité totale de travail supérieure à 3 mois, jusqu'à 3 ans et 45 000 € pour des blessures avec une incapacité de 3 mois ou moins (taux de 0,8 g/l ou plus, ivresse manifeste ou refus de contrôle). Un examen médical à vos frais peut être exigé dans les 72 heures si votre aptitude à conduire est mise en doute. Dans ce type de dossier, un avocat est indispensable.
Permis probatoire : un seuil plus bas, des conséquences plus lourdes
Si vous êtes en permis probatoire, en conduite accompagnée ou soumis à l'obligation d'EAD, le seuil de la contravention est de 0,2 g/l et non de 0,5 g/l. Sur un permis probatoire, le capital de points est réduit et une perte de 6 points pèse particulièrement lourd, au point de pouvoir conduire à l'invalidation du permis. Consultez notre page sur la perte de points en permis probatoire pour connaître les règles précises.
L'éthylotest antidémarrage (EAD)
L'EAD est un dispositif installé sur le véhicule qui empêche le démarrage si l'air expiré dépasse un seuil. Il peut être imposé après une infraction. Pendant la durée d'interdiction de conduire sans EAD (3 à 5 ans selon les cas, d'après la fiche F2881), vous ne pouvez conduire qu'un véhicule équipé. Les coûts et les conditions d'installation varient selon le fabricant et le mode de pose : renseignez-vous auprès d'un installateur agréé. Notre page sur l'éthylotest antidémarrage détaille le fonctionnement et les obligations.
Perdre des points et en récupérer
Quel que soit le niveau d'alcoolémie qui entraîne une condamnation ou le paiement de l'amende, 6 points sont retirés. Le solde des points, l'éventuelle récupération et le stage volontaire sont expliqués dans notre page sur la récupération des points de permis et dans celle consacrée au stage de récupération de points. Le stage de sensibilisation imposé par le juge à titre de peine complémentaire est différent du stage volontaire : il est à vos frais et ne se substitue pas à votre choix.
Assurance et conséquences civiles
Une condamnation pour alcool au volant peut avoir des conséquences sur votre contrat d'assurance. Les contrats prévoient souvent des exclusions ou des majorations en cas de conduite sous l'emprise de l'alcool. Relisez les conditions générales de votre contrat et contactez votre assureur avant toute déclaration. En cas d'accident, votre responsabilité civile peut être engagée à l'égard des victimes, même si votre assureur oppose une exclusion à son propre assuré.
Combien de temps l'alcool reste-t-il dans le sang ?
Aucun tableau fiable ne permet de savoir si vous êtes passé sous le seuil. Le rythme d'élimination varie fortement selon le poids, le sexe, l'âge, la fatigue, la prise d'un repas, la quantité et la nature des boissons. Un éthylotest personnel donne une indication, mais il ne remplace pas la mesure officielle des forces de l'ordre, et son résultat peut différer de celui de l'appareil homologué utilisé lors du contrôle. Si vous avez bu, la seule règle sûre est de ne pas conduire.
Cas pratiques
Cas 1 : 0,6 g/l un samedi soir, permis de plus de 3 ans
Un conducteur ordinaire contrôlé à 0,6 g/l commet une contravention. L'avis peut prévoir une amende forfaitaire de 135 € et un retrait de 6 points. S'il conteste, il le fait dans le délai de 45 jours indiqué sur l'avis, par les voies prévues, et uniquement s'il a des motifs concrets (par exemple une erreur de plaque, d'identité ou de procédure). Une contestation sans motif réel n'a pas lieu d'être.
Cas 2 : 0,3 g/l avec un permis probatoire
Le seuil est de 0,2 g/l. À 0,3 g/l, le conducteur commet une contravention, avec 6 points retirés. Sur un permis probatoire, la perte de 6 points peut conduire à l'invalidation du permis. Il doit surveiller son courrier, notamment la lettre 48SI.
Cas 3 : 0,9 g/l, conducteur ordinaire
Le taux atteint le seuil du délit. Le permis est retenu, le préfet prononce une suspension administrative, puis le tribunal décide. Les peines encourues sont celles décrites plus haut. Ce n'est pas une amende forfaitaire : l'enjeu est pénal. Un avocat est le bon interlocuteur.
Cas 4 : refus de souffler
Le refus est un délit distinct, passible de 3 ans de prison et 9 000 € d'amende. Il ne rend pas la situation plus favorable que de souffler : les peines sont voisines de celles du délit d'alcoolémie.
Contester une contravention d'alcoolémie : ce qui est possible
Pour une contravention d'alcool entre 0,5 et 0,8 g/l, la contestation suit la procédure classique des avis : 45 jours à compter de l'envoi de l'avis. Le délai de 60 jours qui apparaît parfois concerne le paiement en ligne, pas la contestation. Si la contravention a été constatée avec interception, il n'y a pas de consignation à verser pour contester. Les motifs de contestation reposent sur des éléments concrets : vice de procédure, identité erronée, erreur matérielle sur l'avis. Pour un délit, la procédure est celle de la justice pénale (ordonnance pénale, convocation devant le tribunal), voir la procédure d'ordonnance pénale et la convocation au tribunal de police. Si votre permis est invalidé, la lettre 48SI est expliquée dans notre page dédiée.
Que faire dans les jours qui suivent un contrôle positif
Les premières heures et les premiers jours comptent, parce que plusieurs décisions s'enchaînent sans que vous ayez à les provoquer. Voici l'ordre habituel, d'après les fiches de Service-Public.fr citées plus haut.
- Conservez tous les documents remis lors du contrôle : procès-verbal, récépissé de rétention du permis, résultat de l'éthylomètre ou de la prise de sang. Ils servent de preuve de la date de départ des délais.
- Notez la durée de la rétention : 72 heures au plus, ou 120 heures au plus si des analyses de laboratoire sont nécessaires. Le délai court à partir de la notification et se compte en jours calendaires.
- Attendez la décision du préfet : pour un délit d'alcool, il doit prononcer une suspension administrative. Lisez la décision en entier : elle indique la date de début, la durée et les voies de recours ouvertes.
- Ne conduisez pas pendant la rétention ou la suspension : conduire malgré une suspension constitue une infraction distincte, et notre page sur la suspension du permis de conduire en rappelle les conséquences.
- Surveillez votre courrier et l'espace en ligne de l'ANTAI : une contravention arrive par avis, un délit par une convocation ou une proposition d'ordonnance pénale. Ne laissez aucun courrier sans réponse.
- Préparez la suite avec un professionnel si l'infraction est un délit : un avocat peut consulter le dossier, présenter votre situation au juge et vous conseiller sur les peines complémentaires.
Conducteurs professionnels et personnes qui ont besoin de leur permis pour travailler
Pour une contravention, Service-Public.fr précise que la suspension du permis peut être aménagée hors activité professionnelle : la suspension ne s'applique alors qu'à la conduite en dehors du travail, et vous pouvez continuer à conduire dans le cadre de votre activité. Pour un délit d'alcoolémie à 0,8 g/l ou plus, la fiche indique au contraire une suspension sans aménagement possible hors activité professionnelle : le permis est suspendu y compris pour les trajets liés au travail. Ces règles relèvent de la décision du juge ou du préfet, et se discutent avec un avocat lorsqu'il s'agit d'un délit. Informez votre employeur de façon factuelle et ne conduisez jamais sans y être autorisé.
Après la suspension ou l'annulation : reprendre le volant
Une suspension prend fin à son terme. Une annulation est plus lourde : le permis n'existe plus et il faut le repasser, en respectant le délai d'interdiction fixé par le juge (jusqu'à 5 ans pour un délit d'alcoolémie, d'après la fiche F2881). Si un nouveau permis est obtenu dans les 3 ans suivant une annulation en récidive, le conducteur peut se voir interdire pendant 3 ans au plus de conduire un véhicule sans EAD.
Les démarches exactes dépendent de la décision que vous avez reçue. Relisez-la, et adressez-vous à la préfecture de votre département pour connaître les pièces à fournir. Les informations des sites officiels priment sur toute estimation générale, y compris celle de cette page.
Les erreurs fréquentes à éviter
- Croire qu'un petit écart sous le seuil est sans risque : le seuil légal ne dit rien de la capacité réelle à conduire, et l'ivresse manifeste est un délit quel que soit le taux mesuré.
- Refuser de souffler pour « gagner du temps » : le refus est lui-même un délit, avec des peines voisines de celles de l'alcoolémie à 0,8 g/l.
- Confondre contravention et délit : les délais, les interlocuteurs et les enjeux ne sont pas les mêmes.
- Utiliser des chiffres anciens : les montants de 4 500 € et de 2 ans se trouvent encore en ligne, alors que la fiche vérifiée le 27/08/2026 indique 9 000 € et 3 ans.
- Conduire pendant la rétention ou la suspension : c'est une nouvelle infraction, plus grave.
- Attendre pour répondre à un courrier : les délais de contestation ou de recours courent dès la date d'envoi ou de notification.
Ce que fait Captain Radar
L'objectif de notre accompagnement est de limiter l'impact sur votre permis lorsque vous recevez un avis de contravention. Pour une contravention, notre équipe vérifie l'avis, prépare le dossier de contestation, l'envoie dans les délais et en assure le suivi jusqu'au retour de l'administration. 59 € TTC par contravention.
Ce service concerne les contraventions. Pour un délit, notamment une alcoolémie à 0,8 g/l ou plus, la procédure est pénale : notre aide administrative ne remplace pas un avocat et ne se présente pas comme une solution à un délit. Non inclus : le montant de l'amende, la représentation devant un tribunal et les frais éventuels de stage ou d'EAD.
Sources officielles
- Service-Public.fr, « Conduite sous l'emprise de l'alcool » (F2881), vérifiée le 27/08/2026 : service-public.gouv.fr, consulté le 29/10/2026
- Service-Public.fr, « Rétention et suspension du permis de conduire » (F1040), mise à jour le 24/08/2026 : service-public.gouv.fr, consulté le 29/10/2026
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Contester mon amendeQuestions fréquentes
Quel est le taux d'alcool maximum autorisé au volant ?
Pour un conducteur ordinaire, la contravention commence à 0,5 g/l de sang (0,25 mg/l d'air expiré). Pour un permis probatoire, une conduite accompagnée ou une obligation d'éthylotest antidémarrage, le seuil est de 0,2 g/l (0,10 mg/l). Le délit commence à 0,8 g/l (0,40 mg/l), selon Service-Public.fr.
Quelle amende pour 0,5 g/l d'alcool ?
C'est une contravention : l'amende peut aller jusqu'à 750 €, avec une amende forfaitaire de 135 € en général, ainsi que 6 points retirés et une suspension possible du permis jusqu'à 3 ans, selon la fiche F2881 vérifiée le 27/08/2026.
Quelle peine encourt-on à partir de 0,8 g/l ?
Le délit est puni de 3 ans d'emprisonnement et 9 000 € d'amende au maximum, avec 6 points retirés, une suspension du permis jusqu'à 5 ans ou son annulation, et des peines complémentaires comme le stage à vos frais ou la confiscation du véhicule. Ce sont des maximums fixés par la loi.
Combien de points perd-on pour alcool au volant ?
Service-Public.fr indique 6 points retirés, que l'infraction soit une contravention (à partir de 0,5 g/l, ou 0,2 g/l pour les conducteurs concernés) ou un délit (à partir de 0,8 g/l).
Combien de temps le permis peut-il être retenu après un contrôle ?
La rétention dure 72 heures au maximum, ou 120 heures au maximum si des vérifications en laboratoire sont nécessaires. Le délai court à partir de la notification et se compte en jours calendaires, d'après la fiche Service-Public.fr mise à jour le 24/08/2026.
Que se passe-t-il si je refuse de souffler dans l'éthylotest ?
Le refus de se soumettre au dépistage ou à la vérification est un délit : jusqu'à 3 ans de prison et 9 000 € d'amende, 6 points retirés, une suspension jusqu'à 3 ans ou une annulation du permis, et des peines complémentaires.
Quelle différence entre contravention et délit pour l'alcool au volant ?
En dessous de 0,8 g/l, il s'agit d'une contravention, avec avis et amende. À partir de 0,8 g/l, d'une ivresse manifeste ou d'un refus de contrôle, c'est un délit jugé par un tribunal ou traité par ordonnance pénale. Pour un délit, l'aide d'un avocat est à privilégier.
Qu'est-ce que l'éthylotest antidémarrage ?
C'est un dispositif installé sur le véhicule qui empêche le démarrage si l'air expiré dépasse un seuil. Après certaines infractions, le conducteur peut se voir interdire pendant 3 à 5 ans selon les cas de conduire un véhicule qui n'en est pas équipé.
Que risque-t-on en cas de récidive ?
Service-Public.fr indique l'annulation du permis, la confiscation obligatoire du véhicule sauf décision motivée du juge, et une immobilisation du véhicule pouvant aller jusqu'à 1 an.
Peut-on contester une contravention d'alcool au volant ?
Pour une contravention, la contestation suit la procédure des avis dans le délai de 45 jours et repose sur des motifs concrets comme une erreur d'identité ou de procédure. Pour un délit, la procédure est pénale et relève d'un avocat.
